Nécrologie de Gérard Houllier

Légende du football, Gérard Houllier est décédé à son domicile parisien.

Gérard Houllier, son décès

Gérard Houllier, ancien entraîneur français de football, est décédé dans la nuit du dimanche au lundi 14 décembre 2020, quelques jours après une opération de l’aorte. Connu pour avoir été sélectionneur des Bleus, il fut également l’entraîneur à succès du PSG, de Liverpool ou encore de l’OL. Il avait ainsi laissé son empreinte dans le monde du foot. Il avait 73 ans.

Il traverse alors la Manche pour devenir l’entraîneur de la mythique équipe de Liverpool.

Gérard Houlier, ses débuts dans le foot

Gérard Houllier est né le 3 septembre 1947 à Thérouanne, dans le Pas-de-Calais. Instituteur à l’école normale d’instituteurs d’Arras, il joue d’abord en amateur au sein du club de Hucqueliers (1959-1968). Il part ensuite en Angleterre, où il joue toujours en amateur dans le club de Liverpool Alsop (1968-1969). De retour en France, il réintègre le club de Hucqueliers (1969-1971) puis le club du Touquet (1971-1973). Il devient alors entraîneur professionnel, de l’équipe amateur du Touquet-Paris-Plage puis de l’équipe de D2 l’US Nœux-les-Mines (jusqu’en 1982). De 1982 à 1985, il entraîne l’équipe du RC Lens (1ère division). La première saison est un succès avec une 4e place à la fin de celle-ci et une qualification pour la Coupe UEFA. Puis, il part à Paris et s’engage pour une saison avec le Paris Saint-Germain. Le club gagne alors son premier titre de champion de France. La saison suivante, il entraîne l’équipe en Coupe des clubs champions, mais perd dès le premier tour. Il quitte le PSG en raison des résultats peu satisfaisants. Gérard Houllier rejoint alors la Fédération de Football française et devient, fin 1988, l’adjoint de Michel Platini. Il succède à ce dernier en 1992, lorsque la France échoue à l’Euro. Mais, à la suite des deux défaites à domicile des Bleus qui les éliminent de la Coupe du monde de 1994, Gérard Houlier démissionne. Il reste néanmoins au sein de la FFF en tant que Directeur technique national, poste qu’il occupe par ailleurs depuis 1989. En tant que tel, il est sélectionneur de l’équipe de France des moins de 18 ans (1994-1996), puis des moins de 20 ans (1996-1998).

Gérard Houllier, les années post Directeur technique national

Gérard Houllier quitte son poste de Directeur technique national après la victoire des Bleus à la Coupe du monde de 1998. Il traverse alors la Manche pour devenir l’entraîneur de la mythique équipe de Liverpool. Si ses résultats en championnat sont peu satisfaisants, il effectue néanmoins une saison remarquable en 2001. En effet, son équipe remporte deux coupes nationales, la Coupe UEFA et la Supercoupe d’Europe. Mais, les résultats irréguliers de l’équipe font qu’il est contraint de quitter son poste à la fin de la saison 2003-2004, malgré une nouvelle victoire en Coupe de la Ligue. Il revient alors en France et devient entraîneur de l’Olympique Lyonnais. Sous sa houlette, l’équipe remporte le Trophée des Champions (2005), puis la Ligue 1 (2005-2006). L’OL va même jusqu’à atteindre les quarts de finale de la Ligue des champions. Gérard Houllier renoue avec les victoires en gagnant de nouveau le Trophée des champions (2006) et le championnat de France (2006-2007). Bien qu’il lui reste un an avec l’OL, il quitte le club. Il est alors de nouveau nommé Directeur technique national à la FFF ; il démissionne après la Coupe du monde 2010. Il traverse de nouveau la Manche pour devenir manager du club anglais Aston Villa. En 2011, il quitte le club anglais pour des raisons de santé. Il devient, en 2012, le directeur sportif du club américain des Red Bulls de New York et le « directeur mondial de la branche football » du groupe Red Bull.

Gérard Houllier n’était pas destiné à devenir un professionnel du football. Il avait pourtant remporté de nombreux succès avec ses différents clubs ainsi que l’équipe nationale. Malgré ses soucis de santé, il n’était jamais vraiment parti du monde du foot. En effet, en 2016, il était revenu au sein de l’Olympique Lyonnais en tant que « conseiller extérieur ». C’est sûr, il avait le foot dans le sang.