Nécrologie de Caroline Cellier

Décès de la comédienne Caroline Cellier, emportée par la maladie.

Caroline Cellier, son décès

Caroline Cellier, actrice française, est décédée le 15 décembre 2020 à Paris. Selon le communiqué fait par son fils, Nicolas Poiret, sa mort fait suite à une longue maladie. Elle s’était distinguée au cinéma, à la télévision et au théâtre, servant de grands réalisateurs et accompagnant des acteurs de renom. Elle avait 75 ans.

Elle obtient le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation dans L’Année des méduses.

Caroline Cellier, de ses débuts à la consécration

Caroline Cellier, de son nom de naissance Monique Cellier, est née le 7 août 1945 à Montpellier. Elle s’intéresse dès son plus jeune âge au cinéma et au théâtre. En 1963, elle suit les cours d’art dramatique de René Simon. La même année, elle fait ses premiers pas sur scène dans la pièce On ne peut jamais dire dans laquelle elle se démarque. Dès l’année suivante, elle fait plusieurs apparitions à la télévision, notamment dans les téléfilms La Mégère apprivoisée et Une fille dans la montagne. Puis, elle revient au théâtre où elle connait ses premiers succès. Elle obtient les prix Gérard-Philipe et Suzanne Bianchetti pour les deux pièces dans lesquelles elle joue, Croque-Monsieur et Du vent dans les branches de sassafras. En 1965, elle fait ses premiers pas au cinéma dans La tête du client. Elle est présente dans différents téléfilms et séries. En 1968, elle revient au grand écran dans La Vie, l’Amour, la Mort (dirigée par Claude Lelouch) et, l’année suivante, dans Que la bête meure de Claude Chabrol. Elle alterne alors entre les 3 mondes avant de connaître la consécration au cinéma. Ainsi, en 1985, elle obtient le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation dans L’Année des méduses.

Caroline Cellier, une comédienne aux multiples talents

Après avoir obtenu un César, Caroline Cellier est de plus en plus présente dans le monde du cinéma. Elle tourne de nouveau pour Claude Chabrol dans Poulet au vinaigre. Puis, elle enchaîne les tournages et ose jouer des rôles moins conventionnels : addict au jeu dans Poker (1987), escroc dans Vent de panique (1987) ou encore prostituée dans La Contre-allée (1991). Elle continue à tourner pour la télévision et à jouer dans des pièces de théâtre, enchaînant les rôles. À partir des années 1990, Caroline Cellier se fait plus rare. En 1992, elle tourne pour son mari, Jean Poiret, dans Zèbre, avant de retrouver Claude Lelouch pour Hommes, femmes, mode d’emploi (1996). À la télévision, elle reste présente pour des téléfilms et des séries (Julie de Carneilhan en 1990, L’histoire du samedi en 1997, Les grands enfants en 1998). Au théâtre, elle joue en 1999 dans la pièce Un tramway nommé désir. Au cinéma, elle change de nouveau de registre pour tourner dans des comédies comme dans Didier et Le Plaisir (et ses petits tracas). Après quoi, on ne la voit plus au cinéma qu’en 2005 dans Jean-Philippe. Ses dernières apparitions se font respectivement au théâtre dans la pièce L’Éventail de Lady Windermere (2003), au cinéma dans Thelma, Louise et Chantal (2010) et à la télévision dans la série Le Grand Restaurant II (2011).

Caroline Cellier est une figure discrète, mais emblématique du cinéma, de la télévision et du théâtre. Sa beauté, son sourire mélancolique lui conférait cette élégance naturelle qui lui était propre. Sa voix grave et la douceur de ses yeux manqueront à jamais ses amis et ses fans.